vendredi 7 mars 2008

épilogue

Eh oui un mois sans entrée dans le blog et puis d'un seul coup la fin ! On dirait du Lelouch ...

En fait Borodino est un peu le "climax" du livre. Ce qui apparait une victoire pour les français car l'armée russe recule après un combat terrible et laisse Moscou aux mains des français s'avèrera finalement un coup fatal qui leur est porté. Les français au lieu de rester tranquilement à hiverner à Moscou et profiter de la ville de ses cinémas et pizzerias s'emmerdent dûr ( ils pillent pas mal ... ) , ils essaient de mettre de l'ordre dans une ville quasi abandonnée et livrée aux pillards de tous bords puis atteinte du mal du pays l'armée décide de rentrer et part dans un capharnaüm terrible accompagnée par les restes de l'armée russe et les partisans qui l'aiguillonnent. Cette retraite est terrible pour tout le monde ...

Les personnages clefs du roman connaissent des fortunes diverses dans cette tourmente. André blessé à Borodino finit par mourrir de ses blessures mais dans les bras de Natacha. Pierre qui était resté à Moscou dans le but de tuer Napoléon est fait prisonnier et il participe à la retraite en tant que prisonnier. Il est alors délivré par un groupe de partisans cosaques mené par Dolokhov et Dénissov. Au cours de cette attaque le petit dernier de la famille Rostov , Pétia est tué.

Ensuite, on assiste à une espèce de happy end avec les raprochements et Mariages de Pierre / Natacha ( Hélène , la femme de Pierre est morte à Pétersbourg ) et Nicolas ( Rostov ) / Marie ( Bolkonsky ). Tout ce petit monde va vivre à Lyssya Gory, Nicolas devient un vrai gestionnaire paysan, Pierre va de temps en temps à Petersbourg et continue à avoir de grandes idées sur l'avenir de la Russie ...

Il y a surtout un épilogue de 150 pages dans le quel Tolstoï fait des considérations interminables sur l'histoire , les historiens , la nature du pouvoir et la liberté humaine. Et c'est vraiment chiant, il se répète sans cesse. Un petit chapitre de quelques lignes où il se moque de Darwin et des naturalistes ( ses contemporains ) en ces termes "Ils sont comme des maçons qui refont le crépi d'une façade d'église et profitant de l'absence du maître d'oeuvre passent les vitraux et les icônes sous une couche de plâtre".

Bénéficiant de 150 ans d'expérience humaine de plus que Tolstoï, je suis définitivement du côté des darwiniens et contre les curés de tous bords.

Donc voili voilà , une petite fausse note pour terminer ce pavé somme toute quand même assez agréable à lire.

FIN

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